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Fiche Technique Auxiliaires
Notation -+
Coût :
Technicité :
Temps :
Larve de typhlodrome ©IFV
Typhlodromes adultes T. pyri ©IFV 33
Amblyseius andersoni attaquant un acarien tétranyque ©Syngenta
Descriptif

On appelle auxiliaire de lutte biologique un prédateur ou un parasite qui, par son mode de vie, apporte son concours à la régulation de ravageurs nuisibles aux cultures. La plupart de ces auxiliaires sont des insectes, des acariens ou des nématodes.

En arboriculture fruitière ces derniers sont nombreux : Aphelinus mali prédateur du puceron lanigère, les chrysopes, punaises mirides et anthocorides prédateurs des psylles sur poirier, mais aussi des pucerons, acariens, tordeuses et noctuelles, sans oublier les coccinelles prédatrices des pucerons et des psylles.

Parmi eux une place particulière est accordée aux acariens prédateurs de la famille des Phytoséiides appelés également « typhlodromes ». La plupart des typhlodromes fuient les UV et ont tendance à se loger à la face inférieure des feuilles, le long des nervures ou à leurs intersections, ce qui peut rendre l’observation parfois difficile.

En France, les espèces reconnues pour jouer un rôle important, notamment dans la limitation des acariens phytophages Tétranyques sont : Typhlodromus pyri, Amblyseius andersoni, Amblyseius californicus et Kampimodromus pyri.

Les typhlodromes présentent de deux à sept générations annuelles selon les espèces. Ils hivernent à l’état d’adulte femelle : on les trouve sous les écailles externes des bourgeons, dans les écorces, sous les pierres, sur les adventices ou parmi les formes hivernantes des acariens phytophages.

Comment les reconnaître ?

Les oeufs sont transparents, invisibles à l’œil nu et ressemblent à des ballons de rugby avec une dépression sur le dessus.

Les larves sont transparentes et possèdent 3 paires de pattes contre 4 pour les adultes.

Les adultes sont visibles à l’œil nu (0.5 mm) mais l’usage d’une loupe est recommandé. Ils ont une forme de poire, de goutte d’eau et sont très mobiles. De couleur jaune à translucide à jaune, ils peuvent se colorer en rouge après un repas.

Conditions

Lutte biologique

Dans les vergers qui ne sont pas « naturellement » colonisés depuis les abords des parcelles par les typhlodromes, il est possible d’introduire certaines espèces (telles que Typhlodromus pyri) à partir de parcelles fortement colonisées. On peut soit utiliser des bandes pièges en feutrine mises en place en septembre sur les plantes-réservoirs et retirées puis posées en fin d’hiver dans les parcelles à coloniser, soit transporter au printemps d’une parcelle à l’autre les acariens prédateurs en pleine activité, à partir de rameaux.

Dans l’ensemble il est conseillé d’apporter une centaine d’individus par arbre. Si l’on ne peut coloniser toute la culture d’un coup, cette opération peut être limitée à une partie des plantes, l’extension se faisant « naturellement » pour autant que les traitements phytosanitaires le permettent. La colonisation naturelle suffit à obtenir assez rapidement (deux à trois campagnes), des populations compatibles avec une lutte biologique par conservation.

Choix raisonné des produits de protection des plantes respectant les auxiliaires :

Lorsque des interventions chimiques sont nécessaires, l'arboriculteur a la possibilité de choisir, parmi les spécialités autorisées, celles qui sont le plus spécifiques au problème à résoudre et qui présentent les moindres risques par rapport aux organismes non cibles et à l’environnement. Différents outils fournissent des informations permettant d’affiner le choix. C'est le cas de la base de données du ministère de l'Agriculture : http://e-phy.agriculture.gouv.fr

Intérêts et limites

Intérêts :
La voracité d’un acarien prédateur est plus faible que celle d’un insecte prédateur mais elle est compensée par un nombre important de générations qui se chevauchent. De plus, la période d’activité correspond particulièrement bien à celle des proies. Leur rôle régulateur est très important vis-à-vis des pullulations de Tétranyques des arbres fruitiers. La présence de populations de certaines espèces de Phytoséiides, résistantes à des familles d’insecticides (organophosphorés par exemple), présente un intérêt certain.
Limites :
Ce fait ne doit cependant pas faire oublier la nécessité de sauvegarder la diversité des autres auxiliaires dans des cultures fruitières.

Aller plus loin

Sources et liens pour plus d'information :

EcophytoPIC/CTIFL
IFV : Les typhlodromes ou Phytoseiidae
IFV : Reconnaissance des typhlodromes
E-phy : Rubrique « Effets non intentionnels des produits phytosanitaires »

Lien(s) vers d’autres leviers et problématiques

Gestion/entretien de l’enherbement inter-rang
Gestion des écosystèmes

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