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Fiche Technique Favoriser les auxiliaires
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Larve de coccinelle - copyright ©entomart
Coccinelle - copyright ©entomart
Staphylin - copyright ©entomart
Descriptif

On appelle auxiliaire de lutte biologique un prédateur ou un parasite qui, par son mode de vie, apporte son concours à la régulation de ravageurs nuisibles aux cultures. Ils contribuent directement ou indirectement à la production agricole : pollinisateurs, organismes recyclant la matière organique (lombric, collemboles…) et organismes régulant les populations de bio-agresseurs. Dans cette fiche nous n’aborderons que ces derniers organismes. Il existe naturellement beaucoup d’auxiliaires insectes, arachnides, nématodes, et autres  myriapodes (mille-pattes). La plupart sont des insectes, acariens ou des nématodes. En France, la seule classe des insectes compte plus de 41000 espèces.
Parmi eux on distingue : 
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Les coléoptères : Trois familles  sont les plus fréquemment présentes : les coccinelles, les carabiques, les staphylins
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Les hétéroptères : (plus connus sous le nom de punaise) -  Ici aussi trois familles  sont les plus fréquemment rencontrées : les anthocorides, les mirides, les nabides
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Les  névroptères : les chrysopes, les hémérobes et les conioptérygides
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Les diptères : les syrphes, les chamaemyides, les cécidomyies, les tachinaires
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Les thysanoptères : plus connus sous le nom de  thrips avec les aéolothripides,
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Les dermaptères : avec les forficules (perces oreilles) qui peuvent être prédateurs ou polyphages selon  les cultures
-Les arachnides (araignées, opilions, et acariens prédateurs), prédateurs dont les populations en grandes cultures peuvent être très abondantes et dont le rôle reste mal connu.
-Micro-hyménoptères : trichogrammes, Tersilochus et  Aphidius
 

Conditions

En grandes cultures, l’impact réel des auxiliaires sur les populations de ravageurs est encore mal connu. On sait que tel ou tel auxiliaire est prédateur ou parasitoïde de tel ou tel bio-agresseur mais peu d'études ont été réalisées pour mesurer le niveau de population à atteindre pour avoir une action prédatrice suffisante pour  ne pas envisager d’intervention.
Contrairement aux cultures pérennes ou aux cultures sous serre, il est difficile de lâcher des auxiliaires en grandes cultures. Une exception à cette règle est le traitement contre la pyrale du mais avec les trichogrammes.
D’une manière générale, en grandes cultures on essaiera de favoriser les potentiels d’auxiliaires naturellement présents (lutte biologique par conservation) en maintenant/implantant des zones réservoirs (bandes enherbées, haies, zones fleuries pour les espèces floricoles à certains stades..). Zones qui permettront le maintien des populations et la régulation naturelle des ravageurs
Sur le plan pratique, on peut réaliser des comptages réguliers des populations de bio-agresseurs dans les parcelles. Si le niveau de l'infestation est inférieur au seuil de nuisibilité et si la population stagne ou régresse intervention est inutile. Mais si le niveau augmente et si le seuil de nuisibilité est atteint, on doit alors envisager l'intervention.

Choix raisonné des produits de protection des plantes respectant les auxiliaires :
Lorsque des interventions chimiques sont nécessaires, l'agriculteur a la possibilité de choisir, parmi les spécialités autorisées, celles qui sont le plus spécifiques au problème à résoudre et qui présentent les moindres risques par rapport aux organismes non cibles et à l’environnement. Différents outils  fournissent des informations  permettant d’affiner le choix notamment la base de données  ECOAcs du Ministère de l'Agriculture :  http://e-phy.agriculture.gouv.fr
 

Intérêts et limites

Intérêts :
Comme nous l'avons déjà signalé, en cultures annuelles, l’impact réel des auxiliaires sur les populations de ravageurs est encore mal connu.  Toutefois on peut dire que leur maintien  au sein des parcelles,  si il ne permet pas d’éradiquer les ravageurs ciblés,  constitue un élément clef de régulation de  leur pullulation., et permet dans bon nombre de cas de conserver la  pression des ravageurs  à un niveau bas et donc économiquement  acceptable pour les producteurs  en réduisant significativement le nombre de traitements insecticides. 
 
Limites :
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Aller plus loin

Sources et liens pour plus d'information :

Fiche Carabes CRITT INNOPHYT
Mathieu Archambault - Limaces, trouver l’équilibre Matthieu Archambeaud, TCS n°30 - Novembre / décembre 2004 -
Chambre régionale d’agriculture de Picardie : cultiver les auxiliaires pour protéger les cultures
Outil pour reconnaître les auxiliaires - une bête dans mon champ - Auximore
Chambre régionale d’agriculture de Picardie - Les entomophages en grandes cultures
Brochure : gestion des bords de champs : ONCFS, FNC, Arvalis-Institut du végétal, Cetiom, ITB, Syngenta
REBOULET, Jean-Noël. Les auxiliaires entomophages. 3e éd. ACTA, 1999. ISBN 978-2- 85794-176-7

Lien(s) vers d’autres leviers et problématiques

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