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Partage d'expérience : OAD : Pilotage de l’azote
Thierry Benoît, agriculteur Farre, témoigne
Thierry Benoît, agriculteur Farre dans le Pas-de-Calais témoigne.
Mise en place d'un pilotage précis de l'azote sur blé via différents outils d'aide à la décision. 


Hervé Mesnard, agriculteur Farre, témoigne
©Farre
Thierry Benoît, agriculteur Farre dans la Somme témoigne

Le pilotage de l’azote commence dès le semis. J’utilise la méthode de Limaux, c’est-à-dire une triple densité. A un endroit donné de la parcelle, je sème donc 3 fois plus de grains que dans le reste de la parcelle. A la sortie de l’hiver, on fait une analyse de sol et la méthode du bilan. Le 1er apport d’azote est donc déclenché par le jaunissement de la bande de Limaux : comme il y a 3 fois plus d’individus, il y a plus d’individus pour consommer l’azote qu’il y a dans le sol, donc dès que la bande jaunit, cela veut dire que dans les semaines qui viennent, le reste de la parcelle va « avoir faim ». Cela me permet par rapport à mes voisins de décaler de 3 à 4 semaines parfois la date de l’apport d’azote. Le 1er apport d’azote a donc une meilleure efficience, car on sait que sur les apports précoces il n’y a que 30 à 40% de l’azote qui est efficient, avec cette méthode j’arrive à 50% voire un peu plus si c’est vraiment décalé.

Au 2ème apport, on évite de dépasser les 100 unités car au-delà cela n’est plus efficient.

Enfin au 3ème apport, j’utilise des outils d’aide à la décision  comme la télédétection. La télédétection comme Farmstar est une photo satellite qui permet, par colorimétrie, de déterminer la nutrition azotée du blé dans la parcelle. En fonction des types de sol, on va avoir une nutrition azotée plus ou moins efficace, et on va donc définit la quantité d’azote à apporter pour une bonne nutrition en fonction de la zone de la parcelle. Sur mon exploitation, j’ai des terres très hétérogènes, de la craie au limon, j’ai parfois 3 doses d’azote différentes qui peuvent aller de 0 à 90 unités en fonction du type de sol.

Au final on arrive donc à avoir une nutrition au plus près des besoins de la culture, d’où une économie importante d’azote car on est au plus près de la dose juste. En conclusion on a le même rendement mais avec une économie d’azote apporté de 25 à 30%.


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