la boîte à outils des agriculteurs

« Des pratiques performantes et durables »

Accueil Qui sommes-nous ?
Production Entrée Transversale Fonctionnement Contact
Ma boîte à outils
       
       
Fiche Technique Adjuvants fongicides
Notation -+
Coût :
Technicité :
Temps :
© Gnis
© Farre
Descriptif

Le thème lutte fongicide blé couvre un nombre très important d’interventions phytopharmaceutiques possibles (stade d’intervention, maladie ciblée, mode d’action de contact ou mode d’action pénétrant/systémique). Au sein des adjuvants homologués avec les bouillies fongicides, il est possible de trouver des produits adaptés à la problématique envisagée. Les fonctionnalités établies au moment de l’homologation et reprises sur l’étiquetage sont une aide au positionnement technique.

Les fonctionnalités les plus utiles dans le cadre d’une protection fongicide blé sont :

Amélioration de la rétention : L’adjuvant améliore la capacité des gouttelettes pulvérisées à se maintenir sur la cible après l’impact. Les surfaces verticales et peu développées visées au moment des traitements fongicides précoces (« T 3 » protection des épis, traitement anti fusariose) illustrent ce besoin.

Amélioration de l’étalement : L’adjuvant permet aux gouttelettes de s’étaler sur la cible après l’impact. On obtient une meilleure couverture des zones cibles. Les épillets de blé, cible difficile des traitements anti-fusariose au moment de la floraison du blé, en sont un bon exemple.

Amélioration de la pénétration : L’adjuvant améliore le franchissement de la barrière cuticulaire et facilite la migration des actifs fongicides pénétrants/systémiques vers leurs lieux d’action. Aujourd’hui la majorité des fongicides homologués en protection fongicides blé (tige, feuille, épi) contiennent au moins un actif pénétrant/systémique.

Réduction du lessivage : L’adjuvant favorise le maintien des substances actives de contacts à la surface des zones à protéger, en ralentissant le phénomène de lessivage par la pluie ou parfois l’irrigation.

Conditions

L’emploi d’un adjuvant est une action qui s’intègre dans une stratégie de protection comportant un ou plusieurs traitements fongicides.

Au niveau des conditions d’emploi, on distingue deux grands contextes :

Contexte d’action limitée du traitement fongicide : Dans le cas des stratégies fongicides blé on peut citer la lutte contre la fusariose des épis, sujet pour lequel la protection chimique n’est qu’un levier d’action limité qui procure entre 40 et 60 % de la solution. Il doit être complété par une approche agronomique liée au travail du sol, à la rotation et au choix variétal. Il peut également être aidé par l’emploi d’un adjuvant présentant des fonctionnalités de rétention et d’étalement, facteurs clé du positionnement correct des traitements anti-fusariose au début de la floraison du blé.

Contexte de recherche d’optimisation de la stratégie fongicide : L’adjuvant peut répondre à un besoin d’optimisation des investissements mis en œuvre. Ainsi en réponse à la complexité de la dynamique des maladies du blé telles que la septoriose du blé par exemple, les producteurs peuvent être amenés à mettre en œuvre des stratégies de pulvérisation fractionnées. L’objectif est de protéger les nouvelles feuilles au fur et à mesure de leur apparition, en minimisant le risque de faille. Dans les conclusions d’un programme de 51 essais menés en Picardie de 2010 à 2013, Arvalis-Institut du végétal constate ainsi l’intérêt d’ajouter un adjuvant pour valoriser pleinement des stratégies d’applications fractionnées de fongicides (Perspectives Agricoles n°410, Avril 2014).

Intérêts et limites

Intérêts :
Agronomique : l’emploi d’un adjuvant permet de sécuriser l’efficacité du traitement

Economique: l’emploi d’un adjuvant permet de bâtir une stratégie de protection présentant un meilleur rapport résultat technique / coût. On peut citer l’exemple des stratégies bas volume qui permettent un gain de temps sur l’opération d’application. Le recours très fréquent à un adjuvant permet de sécuriser la dimension efficacité.

Environnemental : l’emploi d’un adjuvant peut permettre de bâtir des stratégies de protection fongicide présentant un meilleur rapport résultat technique / expositions indésirables. Les adjuvants permettent d’améliorer le positionnement des produits sur leur cible et limitent les pertes. Ils peuvent également diminuer les probabilités d’échec nécessitant une nouvelle intervention
Limites :
- L’adjuvant n’est qu’une dimension auxiliaire de la bouillie phytopharmaceutique dont l’efficacité repose avant tout sur la nature et la dose des substances actives employées. Les conditions d’application sont également cruciales. L’adjuvant permet de tendre vers un résultat optimal lorsque toutes ces conditions de mise en œuvre des bouillies fongicides sont correctes. Il ne compense pas de mauvaises conditions.

- Les propriétés des adjuvants obtenues par des mélanges extemporanés des adjuvants aux produits phytosanitaires peuvent aussi se retrouver grâce aux évolutions des formulations des produits phytosanitaires qui intègrent des co-formulants dans leurs compositions.

Aller plus loin

Sources et liens pour plus d'information :

Brochure technique Afa : Les adjuvants, un outil d’optimisation de la protection phytopharmaceutique téléchargeable via :
EcophytoPIC: Choix des pesticides
Témoignages Vidéos Farre

Lien(s) vers d’autres leviers et problématiques

Haut de fiche | Haut de page Accueil | Production | Transversale | Contact | Farre