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Fiche Technique Techniques de culture simplifiées
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Coût :
Technicité :
Temps :
Perforations de lombrics dans une motte d'un sol conduit en TCS (Farre)
Descriptif

Les TCS «Techniques de Culture Simplifiées » ou «Techniques de Conservation des Sols» sont des techniques reposant sur 3 piliers :
- Le travail minimal du sol : les pratiques de travail du sol peuvent être très variées, depuis un travail du sol superficiel jusqu’au semis direct. Toutes ces pratiques se distinguent du labour par l’absence de retournement du profil cultural. C’est la profondeur de travail qui distingue ces pratiques.
- La couverture permanente du sol (incluant la mise en place d’intercultures, les associations de cultures et/ou les cultures sous couverts)
- L’allongement des rotations 
Les principaux objectifs des TCS  pour l’agriculteur sont de stimuler l’activité biologique du sol et améliorer sa fertilité, et dans une autre mesure, réduire les dépenses en carburant.
Mais l’absence de retournement, le fait de laisser les débris en surface, nécessite une vigilance permanente et une gestion agronomique intégrée en matière de désherbage et de gestion des maladies.  

Conditions

L’un des principaux risques dans la mise en œuvre des TCS (et notamment de l’abandon du labour ou bien la simplification du travail du sol) concerne la pression parasitaire sur les cultures. Une vigilance toute particulière doit être tenue sur ces questions  :
- Le fait de ne plus labourer induit     que les graines d’adventices restent en surface et leur germination est ainsi favorisée. De même les plantes vivaces peuvent facilement redémarrer lorsque le sol n’est pas retourné.
- Le fait de maintenir les résidus en surface (bien que favorisant la biodiversité du sol), peut aussi favoriser des maladies fongiques ou des ravageurs, pouvant impacter aussi la qualité de la culture.
Pour limiter ces risques, on fera  donc appel à diverses techniques : faux semis, broyage ou enfouissement des résidus via un travail superficiel, choix de variétés plus résistantes aux maladies, mais surtout  allongement des rotations  pour casser le cycle biologique des adventices et favoriser l’évolution de l’architecture du peuplement (pour défavoriser l’apparition de maladies).  
Exemple de rotation (passage d’une alternance graminée- dicotylédone à une alternance 2 graminées, 2 dicotylédones) : sorgho, pois protéagineux, blé dur, blé tendre, tournesol, pois protéagineux, blé dur, orge, colza.

Egalement,  le fait de couvrir les sols de manière permanente,  limitera  les problématiques adventices (mise en place d’intercultures  et/ ou association de cultures , cultures sous couverts… favoriseront  la concurrence avec les adventices, entre autres. )

Une autre  difficulté qui peut être rencontrée en TCS est le compactage du sol lors de la récolte des cultures d’automne en conditions humides.  Un  travail superficiel peut alors être nécessaire pour décompacter le sol. Le réglage des matériels  (type et pression des pneus), et le choix des dates de récolte ont donc toute leur importance. 

La mise en place des TCS  suppose davantage d’observation et de flexibilité organisationnelle par rapport à un système avec labour. Mais sur le long terme,  la structure du sol s’améliore (porosité et donc le drainage), la biodiversité du sol se voit enrichie, et la fertilité améliorée.

Intérêts et limites

Intérêts :
Agronomiques 
-Amélioration de la vie biologique des sols, (augmentation des lombrics, champignons et bactéries)
-Amélioration de la qualité des sols (augmentation de la teneur en matière organique, amélioration de la structure du sol, augmentation de la porosité, limitation de l’érosion)
-Capacité des racines à aller plus en profondeur, donc meilleur résistance des cultures au stress hydrique
-Rendements maintenus si les techniques sont maîtrisées

Socio-économiques 
-Baisse des coûts de mécanisation
-Economies de fuel (estimé entre 20 et 40%)
-Approche agronomique globale qui remet l’observation au cœur des réflexions (le temps non passé pour le travail du sol est réinvestit dans l’observation des parcelles)

Environnementaux 
-Enrichissement de la biodiversité du sol
-Augmentation des teneurs en matière organique du sol
-Réduction des risques d’érosion
-Diminution potentielle des gaz à effet de serre lié à la diminution du travail du sol
 
Limites :
Agronomiques
-Pression parasitaire potentiellement plus importante (et notamment au niveau du désherbage, risque de plus forte utilisation de désherbants)
-Risque de tassement des sols du fait des passages d’engins sur les parcelles lors des récoltes en conditions humides

Socio-économiques
-Technicité assez élevée, temps d’apprentissage nécessaire (changement de système)
-Investissement dans du matériel spécifique (semoir par exemple)
-Acceptabilité des risques (quelle est votre aversion au risque ?)
-Temps de la transition du labour vers les TCS
-Main d’œuvre parfois plus importante

Environnementales
-Risque d’utiliser plus de produits phytosanitaires (notamment des désherbants) et donc risque sur la qualité des eaux

Aller plus loin

Sources et liens pour plus d'information :

Arvalis -Travail du sol , TCS
Fiche Ademe sur les TCS
EcophytoPIC : Prévention/prophylaxie , technique culturales, TCS
Site internet Agriculture de conservation
Témoignage Vidéo Farre

Lien(s) vers d’autres leviers et problématiques

Intercultures / Adventices
Cultures associées/ Nutrition
Semis sous couverts / Adventices
Travail du sol / Adventices

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