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Partage d'expérience : Techniques culturales simplifiées
Paul Campas, agriculteur Farre, témoigne
Paul Campas, agriculteur Farre en Mayenne.

"Sur mon exploitation, mon objectif est de remuer le moins possible le sol, afin de favoriser les vers de terre. Pour l’implantation du blé après un colza, je fais uniquement un déchaumage léger de 5 cm au covercrop. Cette profondeur est suffisante et permet de mélanger et enterrer les colzas qui sont tombés de la moissonneuse-batteuse, l’idée étant de les faire germer le plus vite possible pour que les racines  de ces repousses "travaillent" le sol. Puis je fais un semis direct du blé sous ce couvert de repousses de colza.  Le coût de passage du covercrop est pour moi largement compensé par le semis de colza car ce sont les colzas qui vont réaliser le travail du sol.S’il s’agit d’une implantation après un maïs, je fais un semis direct du blé sans déchaumage.

Bien sûr le semis direct peut générer des problèmes de limaces, mais en général elles préfèrent manger le colza plutôt que les pousses de blé. La gestion des adventices est également facilitée : si le colza lève assez tôt, le sol est rapidement couvert et donc les adventices ne germent pas dans le blé.

Par ailleurs, l’avantage  de cette approche est que j’ai moins de coûts de mécanisation !  Quand je me suis installé  en 1984, jusqu’en 1990, je consommais entre 10 000 et 11 000 L de gasoil, aujourd’hui j’en consomme entre 5000 à 6000 L  avec le même tracteur, en  sachant que j’ai beaucoup plus de transport de fumier qu’avant. Avant j’étais entre 10 et 12 h de travail à l’hectare, maintenant  j’en suis à 5 heures par hectare tout compris et  je réfléchis à  des méthodes pour descendre encore d’1 h /ha (moisson, traitement, fertilisation, hors surveillances des parcelles). Cela me simplifie les choses aussi en termes d’organisation du travail.

Autre avantage est l’augmentation de la fertilité de mon sol : l’objectif de la réduction du travail du sol, est de faire remonter le taux de matière organique en surface le plus haut possible. Quand on laboure, on  dilue la matière organique sur les 20 premiers centimètres.  Or aujourd’hui,  en réduisant le travail du sol, j’ai presque 3.5 à 4% de matière organique en surface.

Une des limites à cette approche est bien sûr d’avoir  le matériel adapté. Il faut aussi être très patient : Il y a une inévitable durée de  transition, elle se fait sur 5 à 10 ans : le sol ne s’adapte pas du jour au lendemain au semis direct, cela se fait dans la durée.

 


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